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La Jussie (famille des Onagrariées).
Nom scientifique : Ludwigla (ou Jussiaea)
.

jussieEn réalité, 2 espèces : Ludwigia peploïdes et L. Grandiflora. Elles sont présentées réunies sans différenciation spécifique, sous la dénomination de Jussie. Originaire d'Amérique du Sud, elle a été introduite en France à la fin du XIX ième siècle en vue d'ornementer les bassins d'agrément. Elle a envahi les étangs landais, la Brenne, puis le Marais Poitevin, facilitée par sa disponibilité à la vente. La Jussie est une plante amphibie : elle peut se développer aussi bien au-dessus de l'eau que sous la surface. Son mode de reproduction en France est essentiellement végétatif : un seul bout de tige (une bouture) peut se fixer et donner naissance à un nouvel herbier de Jussies! Elle fleurit en France de mai à septembre. Ses habitats préférentiels sont les rives de cours d'eau ou de plan d'eau.

Identifier la Jussie.
Les fleurs sont jaunes (2 à 3 cm de diamêtre) les feuilles sont alternes, la tige est rigide, résistante et cassante.

 

La Myriophylle du Brésil (famille des Halorragidacées).
Nom scientifique : Myriophyilum brasiliense.

myriophylleOriginaire d'Amérique du sud (Argentine, Chili, Brésil), elle a été introduite un peu partout dans le monde. En Europe, elle est signalé au Portugal dans les années 30. En France, elle apparaît dans les étangs de la région landaise puis se propage vers le nord. Comme la Jussie, la Myriophylle du Brésil est une plante amphibie, leur écologie présente de grandes similitudes. En France, elle se reproduit par bouturage. Cette plante a des besoins importants en lumière.

Identifier la Myriophylle.
Les feuilles d'un vert tendre, aux lanières très fines sont verticillées par 4 ou 6 (c'est-à-dire qu'elles sont attachées par groupe au même endroit sur les tiges). Ses tiges peuvent atteindre 3 mètres de longueur!

 

Elles sont vivaces, d’une croissance rapide et se reproduisent par bouturage.

La Jussie et la Myriophylle se plaisent dans les eaux à faible courant ou marais. Elles colonisent les berges afin de s'y ancrer puis progressent vers le centre de la rivière. La progression, horizontale puis verticale, étouffe toute autre espèce végétale. Le bouturage est malheureusement très efficace. Un simple brin cassé peut redonner une nouvelle plante. Les inondations, le passage des ragondins, l´intervention de l´homme sont les causes de la colonisation de nouveaux sites!
Fortes de tous leurs atouts, la Jussie et la Myriophylle compliquent la lutte.

 

Des conséquences sur l´écosystème.

(1) L'asphyxie du milieu et la disparition des poisson. En été, lors de journées orageuses, la Jussie et la Mynophylle qui ont colonisé un milieu consomment plus d'oxygène qu'ils n'en produisent; une mortalité rapide des poissons s´en suit. Un milieu aquatique caractérisé par une densité végétale non indigène forte nuit aux poissons.

(2) Un envasement de la rivière.

(3) La perte de la biodiversité végétale et animale.

 

La lutte est l'affaire de tous !

L'élimination par l'arrachage manuel apparaît comme la meilleure solution. Chaque phase de l'opération doit être appréhendée avec précaution jusqu'à l'évacuation des végétaux. Les petites quantités arrachées peuvent être brûlées puis enfouies hors zones inondables, mais n'oublions pas que la grande résistance de ces plantes nécessite le brûlage et la mise en décharge lors d'opérations d'arrachage conséquentes.

 

Méthode de lutte.

Arrachage manuel.

Avantages : efficacité, bouturage minimum si arrachage précautionneux.
Inconvénients : coût, effort, lenteur.

Arrachage mécanique.

Avantages : permet de traiter les états d’envahissements avancés.
Inconvénients : risque de bouturage doit être suivi d'un arrachage manuel afin de ramasser tous les morceaux cassés.

Traitement chimique.

Avantages : efficacité à démontrer ?
Inconvénients : produit non sélectif à ne pas utiliser par vent et courant important ou pluie.